Les cartes du bruit

Les cartes stratégiques du bruit dans l'environnement

 

 

La directive européenne n°2002-49 du 25 juin 2002 relative à l'évaluation et à la gestion du bruit dans l'Environnement et sa transposition en droit français prévoit la réalisation de cartes de bruit stratégiques dans les grandes agglomérations. L'objectif est d'établir un référentiel à l'échelle des grands territoires qui puisse servir de support aux décisions d'amélioration ou de préservation de l'environnement sonore.


La commune de LENTILLY, étant située dans l'agglomération urbaine de Lyon, au sens INSEE (comportant plus de 250 000 habitants), doit faire l'objet d'une cartographie du bruit et d'un plan de prévention du bruit dans l'environnement.


Les cartes stratégiques du bruit ont vocation à :
• Donner une représentation des niveaux de bruit aux abords des infrastructures de transport (routier et ferroviaire) et des installations industrielles classées soumises à autorisation.
• Dénombrer la population vivant dans les bâtiments d'habitation exposés au bruit ainsi que les établissements sensibles (santé et enseignement).


La réalisation de la cartographie stratégique du bruit a été réalisée par la société ACOUPHEN le 28 octobre 2013. Le Conseil municipal du 19 décembre 2013 a arrêté les cartes stratégiques du bruit et le résumé non technique.

 

 

ATTENTION : Les cartes stratégiques du bruit sont indicatives, elles ne créent pas de droits et ne sont pas opposables aux tiers.
Elles doivent être interprétées comme une évaluation globale de l'exposition au bruit dans l'environnement et non pas comme une situation réelle. Elles ne représentent pas des mesures sur site mais un bruit théorique calculé à partir de modèles numériques. Les sources de bruit à caractère fluctuant, local ou événementiel (bruits de voisinage, notamment) ne sont pas représentées.


Les différents types de cartes

 

 

Les cartes d'exposition au bruit : cartes de type A
Elles représentent les niveaux sonores liés aux infrastructures de transport routier et ferroviaire ainsi qu'aux installations industrielles.

 

Zones exposées au bruit routier (indicateur Ln) : cliquez ici
Zones exposées au bruit routier (indicateur LDEN) : cliquez ici
Zones exposées au bruit ferroviaire : cliquez ici
Zones exposées au bruit industriel : cliquez ici

 

 

Les cartes de secteurs affectés par le bruit selon le classement sonore : cartes de type B


Elles représentent les secteurs affectés par le bruit, tels qu'arrêtés par le Préfet au titre du classement sonore des infrastructures de transports terrestres. Selon leur trafic, les voies bruyantes sont classées en 5 catégories, auxquelles correspondent des prescriptions d'isolement acoustique lors de la construction de bâtiments.


Classement sonore des infrastructures de transports terrestres : cliquez ici

 

 

Les cartes de dépassement des valeurs limites : cartes de type C


Elles représentent les zones pour lesquelles le niveau sonore dépasse les valeurs limites.
Dépassement des valeurs limites pour le bruit routier (indicateur Ln) : cliquez ici
Dépassement des valeurs limites pour le bruit routier (indicateur Lden) : cliquez ici

 

Le résumé non technique


Le résumé non technique présente un exposé de la méthodologie employée et les résultats de l'évaluation réalisée.
Pour voir ce résumé : cliquez ici


Synthèse des résultats :

 

 

L'impact de l'A489 est limité sur le territoire d'étude, puisque cette autoroute récente est située à grande distance des secteurs habités.

Les Points Noirs du Bruit sont concentrés le long de la RN7 et de la RD7.
Le long de la RN7, on observe des dépassements des seuils PNB routiers de jour et de nuit tandis que les dépassements le long de la RD7 sont plutôt diurnes et concernent les habitations directement en bordure de la route.


L'impact de la voie ferrée est très limité sur le territoire d'étude en raison du nouveau matériel roulant peu bruyant et du trafic peu important.


Le bruit industriel bien que présent impacte peu les habitations, grâce au zonage urbain qui évite les voisinages les plus sensibles. On n'a pas relevé de situations où les niveaux sonores seraient supérieurs aux seuils proposés par la directive européenne, car la réglementation française applicable aux Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) est beaucoup plus contraignante avec la notion d'émergence sonore.

 

84% de la population est soumise à des niveaux sonores inférieurs à 55 dB(A) en Lden et 89% inférieurs à 50 dB(A) en Ln vis à vis du bruit routier.

6% de la population (soit 340 personnes) est soumise à des niveaux sonores supérieurs à 65 dB(A) en Lden et 3% (soit environ 170 personnes) supérieurs à 60 dB(A) en Ln vis-à-vis du bruit routier.

Vis-à-vis du ferroviaire, les niveaux sonores en façade des habitations restent inférieurs à 55 dB(A) en Lden et 50 dB(A) en Ln.

 

Les dépassements de seuils Point Noir du Bruit concernent environ 200 personnes en bruit routier.

Ces conclusions constituent un élément de diagnostic préalable à l'approbation des plans de prévention du bruit dans l'environnement.


Une analyse détaillée de ces résultats par type de source, permettra dans un deuxième temps, en concertation avec les différents acteurs du territoire, de définir une hiérarchisation des priorités et de fonder le plan de prévention contre le bruit, selon les 2 volets suivants :
• Réduction des nuisances sonores sur les zones subissant des dépassements de seuils.
• Préservation des zones calmes

 

 

Consultez le rapport cartographique du bruit en cliquant ici.